Mouvement récurrent reconduite à ma frontière
Marche précipitée tapis roulant en sens inverse
Remontée des eaux grises vertigineux suicide
Horizon qui se noie la lampe qui se brise acharnée
Remise dans la pente déroulant mes intrigues
Mes ailes sont brûlées je creuse dans la terre
Marée basse ce qui était n’est plus reste le sol défait
Coquillages précieux témoignant de ce temps
Où les marées montantes me remplissaient de toi
Pauvre folle perdue dans ses rêves de nacre
Tu disparais sans fin je te perdsje te cherche
Assise sur la plage je guette ton retour
J’attends la force brute du courant qui remonte
Le bruit des ces tempêtes dont tu reviens vainqueur
La trace des vaincus et l’évidence pure que tu reviens pour moi
Pauvre folle perdue dans ses rêves de nacre
Les vagues sont les vagues aveugles imperturbables
Ruisselantes de vie languissant les abîmes
La main qui les caresse le rocher qui les brise
Qu’importe
Le jeu est infini nulle trace d’amour le destin sans dessein
Pauvre folle perdue dans ses rêves de nacre
Attendre encore ou se lever enfin et rejoindre la terre
Espérer mille fois que la vague me touche
Comme un consentement à entrer dans l’eau verte
Il arrive parfois les soirs de crépuscule
Que le doute me prenne comme une ombre précise
Et Je ne sais plus très bien si je suis la main ou le rocher.
09/10 mn

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